L’Udaf 73 relaie le communiqué de presse de l’Unaf – Stop aux économies budgétaires sur les familles avec enfants – 24/09/2026
En préparation du budget 2027, le Gouvernement annonce encore des économies sur la politique familiale. L’Unaf dit stop et dénonce une politique contradictoire qui, désormais consciente de l’urgence de relancer la natalité, continue malgré tout à dégrader la situation économique des parents et empêche les familles de réaliser leur désir d’enfant.
Des coupes incessantes au détriment des parents
Depuis 2010, les coupes ont été massives : réduction du quotient familial, modulation des allocations familiales, démembrement de l’AB de la PAJE, sous-indexations des prestations…
Cette année, la loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2026 a entrainé la quasi-suppression de la majoration pour âge des allocations familiales, réduisant de 1,3 Milliard d’euros le soutien aux familles, sous le prétexte incompréhensible (et démenti par les parents) qu’un ado ne couterait pas plus cher qu’un enfant.
Aujourd’hui, le Premier Ministre évoque un « recentrage » de l’Allocation de rentrée scolaire (ARS). Or, quelle que soit la nature de cette mesure, ce serait encore 600 millions d’euros qui seraient retirés aux familles avec enfants. L’Unaf alerte : aggraver la situation économique des familles risque d’avoir un coût social et un coût démographique qui creuseront encore davantage le déficit budgétaire.
Face à la charge d’enfant, les familles décrochent
Résultats de ces coupes massives, les familles témoignent de façon croissante de leurs difficultés matérielles pour faire face à la charge d’enfants. Le récent Observatoire des familles 2026 du réseau Unaf-Udaf-Uraf1 témoigne de leurs inquiétudes :
- 53 % des parents disent ne pas avoir les moyens de préparer l’avenir de leur enfant, contre 43 % en 2024.
- 78 % des parents jugent que les impôts et les aides publiques actuelles ne prennent pas suffisamment en compte la charge financière due aux enfants, 56 % considèrent les tarifs des services publics destinés aux enfants (crèches, cantines, centres de loisirs) trop chers.
- 67 % des parents déclarent ne pas disposer des ressources financières pour envisager un enfant supplémentaire, surtout les jeunes parents (73 %), les femmes (73 %) et les habitants de zones rurales (71 %).
Alors que le désir d’enfant reste stable, le taux de fécondité décroche et la situation démographique se dégrade fortement. Les courbes entre naissances et décès se croisent, notre système de Sécurité sociale fondé sur un équilibre démographique vacille, les services publics disparaissent, les villes moyennes se désertifient et les familles dans les territoires ruraux se sentent encore plus isolées.
Dans ce contexte de crise démographique et de tensions majeures sur le pouvoir d’achat des familles, il est déraisonnable et dangereux de réduire encore la politique familiale. Le Premier Ministre dit souhaiter une « concertation » sur cette question : l’Unaf a donc demandé à le rencontrer dès que possible.